Logo

De l’impérieuse nécessité d’une politique par la maïeutique

Ecrit , le jeudi 14 avril 2011

Accueil > Le blog > De l’impérieuse nécessité d’une politique par la maïeutique

En effet la redécouverte vivifiante de la liberté dans le discours de vérité de Marine Le Pen, appliquant la méthode socratique de la maïeutique pour l’éveil à la conscience d’exister dans notre identité nationale indissoluble, révèle ainsi les fondements en stuc et carton pâte du théâtre des prétentions et outrecuidances de nos élites auto proclamées qui s’agitent pathétiquement en redondantes interjections, invectives dans des délires croissants tragi-comiques, proportionnés à leur largage par le peuple de France.

Faisons sans être pédant un peu de sociologie politique, analysons au regard des décades, qui n’ont rien de prodigieuses, les effets bouffonnesques de leur arme voulue fatale, qui se résume en une apostrophe, tellement rancie qu’elle est devenue inconsistante, à savoir celle qui désigne l’autre à abattre “de facho”, qui tend à confiner l’adversaire patriote et national dans le rôle de l’infâme, de l’abject qui ne peut ressortir du moindre débat de fond et devant lequel il est inconcevable de s’abaisser dans une relation simplement humaine d’intersubjectivité.

Par ce procédé la bien-pensance et son clergé intello-médiatique, surtout jet-setteur sans mésestimer le côté people et libertin qui sied parce que emblématique de “modernité “, est parvenu à s’exonérer de toute forme de pensée critique et analytique, car investi du charisme de désigner le mal et à bannir les patriotes sincères et nationalistes qui en sont une personnification, avec le renfort du ban et de l’arrière ban de gloires médiatiques recrutées pour la plupart parmi les réfugiés fiscaux en Suisse.

Les plus jeunes ne peuvent ignorer que le Général de Gaulle, dont tout le landernau politique se réclame, sollicité par les caciques “amortis” de la S.F.I.O, a été dénoncé comme “facho” lors de minables attaques et manifestations haineuses au tout début de la Cinquième République, qu’il a traitées d’ailleurs avec l’ironie qu’il convenait, lors d’une mémorable conférence de presse, déclarant : “Croyez-vous sérieusement qu’à plus de soixante ans je vais embrasser une carrière de dictateur ?”.

Souvenez-vous des mêmes attentions à l’encontre de Jacques Chirac de la part de la presse gauchisante de la fin des années soixante et celles de soixante dix, celui qui, caricaturé avec chemise et baudrier sans oublier le brassard et avec son menton en forme de missile, était affublé du délicat épithète de “facho Chirac”.

Toute cette cléricature à voulu nous faire croire en la probe virginité politique de François Mitterrand, croyant naïvement nous faire croire en son absolue charisme, tant il est vrai qu’il avait évolué dans sa jeunesse parmi les adeptes des plus durs mouvements d’extrême droite voués au culte du chef charismatique, reconnus par les vrais historiens comme de purs fascistes (comme la Cagoule de Deloncle).

Il est peut être malséant de rappeler que le Président Mitterrand n’a jamais parfaitement renié ses sympathies de jeunesse et qu’il a conservée notamment celle de René Bousquet Secrétaire Général de la Police du régime de Vichy et maître d’oeuvre de la persécution des juifs qui s’est illustrée avec l’ignominieuse et abominable “Rafle du Vel d’Hiv” commanditée par la haute hiérarchie de la SS.

Il est certainement obscène du dire que le Président Mitterrand, a aussi ostensiblement témoigné sa fidélité, posthume, pour le Maréchal Pétain sur la tombe duquel il se recueillait et qu’il fleurissait, en “tout bien tout honneur” et surtout en toute “dignité”, alors que le prétendu “facho Chirac” plus tard Président consacrait solennellement la réprobation par la nation du régime de Vichy.

Il est certainement douloureux de laisser entendre que pourfendeurs des “fachos“, les socialistes qui n’ont jamais pu se départir de leur vénération ambiguë, quasiment pathologique pour le Président Mitterrand, veulent toujours prudemment occulter sa part d’ombre.

Il serait cruel et surtout fastidieux de leur rappeler leur alliance avec les partisans des régimes totalitaires de l’EST, d’authentiques pouvoirs terroristes ayant asservis des peuples au capitalisme d’État et annihilé leur conscience politique, dont le chantre Georges Marchais avait proclamé le caractère globalement positif.

Il est peut être inconvenant ou superflu d’insister sur l’adhésion qu’avaient dans leurs jeunesse des nombreux caciques du PS à de tels pouvoirs génocidaires de leurs peuples.

Observons rigoureusement que de tels censeurs qui veulent être dans l’histoire les défenseurs des opprimés refuseront toujours de reconnaître à leur adversaire le moindre amendement, la moindre évolution, dans la mesure où ce dernier est intrinsèquement, ontologiquement “fasciste“, donc “damné“, banni du genre humain, de sorte qu’il ne peut y avoir à son égard la moindre contreverse, mais un discours offensif, haineux, dans une dialectique de guerre civile.

Manifestement dans leurs incantations lancinantes d’attardés mentaux ils veulent persuader par suggestion, comme le font les mentors des sectes, que tout ce qui émane de Marine Le Pen est fatalement abominable, pervers, sous le signe de l’infamie.

Ainsi la raison n’a plus prise dans une relation où le langage est mué en interjections, invectives, slogans, lieux communs, où est proscrite toute rationalité avec cette adversaire qu’il convient de déchoir au point qu’elle est absolument indigne de représenter une part très importante du peuple en vertu de l’élection démocratique, et qui, sans cesse inculpée, est tenue de se défendre devant cette nouvelle Inquisition, du chef de racisme, xénophobie, fascisme, islamophobie et autres avanies.

Mais heureusement les derniers événements électoraux démontrent que le bon peuple a parfaitement compris la folie dans laquelle s’enferme une telle attitude sectaire, qui, il faut le souligner, peut susciter chez des franges fragiles, subjuguées par ce discours extrémiste, jusqu’au boutiste des réactions imprévisibles, incontrôlables dangereuses, violentes, véritablement fascistes, qu’ont d’ailleurs eu à subir des membres du Front National.

N’oublions pas que le siècle a débuté par le terrorisme, qui n’est qu’une régression infantile qu’induit et légitime toujours le discours indigent à base d’anathèmes, réducteur et manichéen de la caste bien pensante qui, aveuglée par sa propre suffisance, démontre selon une loi éternelle, en vilipendant les patriotes authentiques, son propre travers de dispensatrice d’un discours haineux de guerre civile négateur de l’intelligence de l’autre.

Asséner, ou scander, à tout bout de champ les épithètes de “facho”, raciste, est devenu un pétard qui bien que mouillé, reste redoutable car comme le disent les Cassandre avisés de la politique, “ tout anti est un pro qui s’ignore”, et des vocations de “ facho “ sont à craindre, mais pas du tout où la caste au pouvoir veut nous le faire croire.

Tout un chacun sait, mais et beaucoup ne veulent pas affronter l’interdit de simplement le dénoncer, que les victimes du racisme sont souvent ceux élégamment traités de “souchiens“ obligés de fuir les zones du non droit ou sévit le communautarisme, ses milices et vigiles.
Il nous faut tenir un discours désarmant de paix et de vérité, empreint d’un humour décapant, de mépris stoïque, et regarder tel un éthologue les gesticulations compulsives, que provoque la renaissance de notre Nation, de la fierté qu’elle inspire, de la caste médiatico-politique bien pensante emmurée et rancie dans ses radotages depuis plus de trente ans

Il faut rassembler tous ceux qui sans distinction d’origine, de croyance et d’ethnie, croient encore au génie français qui est celui de la liberté de pensée et d’esprit critique que nous ont enseigné Montaigne, Descartes, Pascal, Montesquieu, les Encyclopédistes, Voltaire, Alain, Aron, et celle de tous nos historiens à l’origine de le redécouverte scientifique de l’histoire, François Furet, Pierre Milza, Emmanuel Le Roy Ladurie, Bartolomé Benassar et tant d’autres qui ont fait école et qui éclairent ce siècle naissant de leur intelligence et de leur humanité.